RC Lens - Les Sang-et-Or en manque de sang neuf ?

Par William Tertrin
7 min de lecture
Les joueurs du RC Lens en train de fêter un but.

Les joueurs du RC Lens en train de fêter un but.

Pas trop en forme depuis quelques matchs, le RC Lens s'est néanmoins repris face à Nantes il y a quelques jours en renouant avec la victoire. Focus sur ces facteurs qui pourraient expliquer cette baisse de rythme chez les Sang-et-Or.

Après deux saisons de Ligue 1 ponctuées chacune par une 7ème place, toujours proche de l'Europe sans jamais l'atteindre, cela semble être la bonne cette fois-ci pour le RC Lens, qui veut retrouver les joutes européennes, et qui continue de croître mois après mois. Avant la coupure pour la Coupe du Monde 2022, les Lensois affichaient un bilan de 11 victoires en 15 rencontres de L1, pour 3 nuls et 1 seule défaite, malheureuse dans le derby face au LOSC. Une série qui leur a permis de squatter le podium durant de longues semaines.

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Cependant, après le retour aux affaires suite au Mondial, même si Lens a repris sa route en championnat avec cinq matchs de suite sans défaite, on sentait les hommes de Franck Haise un peu moins fringuants. La tendance s'est confirmée quand les Sang-et-Or peinaient à retrouver le goût de la victoire en L1, avec quatre matchs consécutifs sans succès entre la 20ème et la 23ème journée (2 nuls, 2 défaites).

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Certes, la victoire contre Nantes ce dimanche a pu remettre les têtes à l'endroit, mais l'idée est maintenant d'enchaîner pour le RCL, qui a glissé à la 4ème place du classement (après avoir passé 12 journée de suite dans le top 3), et qui voit ses concurrents carburer devant. Mais alors, qu'est-ce qui pourrait expliquer cette baisse de rythme chez les Nordistes ? Voici quelques éléments de réponse potentiels.

Pas un problème de datas, mais plus de contenu

Franck Haise l'a évoqué il y a quelques jours, la grosse intensité mise par ses joueurs est bel et bien visible au niveau des datas, le problème se situant plus dans le contenu, avec une efficacité moins présente. "Nos datas sont cohérentes mais il y a moins d’efficacité dans les deux zones importantes. J’ai confiance en mon groupe, je le dis, le redis. J’ai relativisé la courte période qui est moins bonne en termes de résultats en expliquant aussi que tous les gros ont eu des séries difficiles ou sont en train de la vivre", déclarait-il.

La dernière phrase est assez juste car, si l'on prend l'exemple de l'OM, on peut noter que les Phocéens avaient aussi vécu une période très compliquée durant le mois d'octobre en enchaînant quatre matchs sans victoire (3 défaites et 1 nul), pour ensuite repartir en boulet de canon, ce qui explique leur place de dauphin actuellement, alors que c'est Lens qui la squattait auparavant.

Des adversaires frustrants

Depuis leur remontée, les Lensois nous habituent à des matchs de qualité, surtout face aux grosses équipes. Les duels face à l'OM, ou au PSG par exemple, qui ont souvent tourné à l'avantage du RCL, ont prouvé qu'ils pouvaient jouer dans la cour des grands. Cependant, et à l'image des dernières rencontres, il se trouve que ce sont les équipes plus en difficulté qui ont réussi à contrecarrer les plans lensois.

Strasbourg, Auxerre, Troyes, Brest ont bien embêté le Racing au point de le faire patiner au niveau des résultats. "C’est frustrant, on a peu d’espace, c’est à nous de nous en créer. Dans ce genre de situations, il ne faut pas douter. Ce ne sont pas des matchs faciles, mais on doit trouver les solutions, être plus juste techniquement dans les 30 derniers mètres, plus précis sur les centres, et être mieux organisé, occuper les bonnes zones...", détaillait Florian Sotoca à ce sujet pour Lensois.com.

Et si Lens n'était (vraiment) pas programmé pour squatter le haut du tableau durant toute une saison ?

Le 30 septembre dernier, alors que Lens surfait sur sa folle série, Franck Haise temporisait : "Certes, on fait une surperformance sportive depuis 30 mois, mais il ne faut pas oublier que tout cela n'est pas logique. On ne devrait pas en être là. Mais si on peut y rester, on va y rester. On y est depuis 30 mois mais ça reste de la surperformance". Un discours qui aurait pu paraître de façade étant donné le niveau et la qualité de jeu proposés par son équipe.

Au final, depuis la remontée en 2020, Lens a toujours eu ces petits coups de moins bien, mais peut-être un peu plus que les autres équipes taillées pour jouer l'Europe chaque saison, ce qui a empêché le club de rejouer une coupe lors des deux derniers exercices, alors qu'il en était tout proche. Alors qu'il paraît impossible de voir un Lens non-européen dans quelques mois, le football nous a déjà appris à plusieurs reprises que c'est bien à la fin du bal que les musiciens sont payés...

Et après ?

Le motif d'espoir, c'est quand même le très beau match offert par le RCL face au FC Nantes ce dimanche, qui venait d'arracher un match nul à la grande Juventus en Europa League. Là, les Lensois ont semblé avoir repris des couleurs. Le combat va continuer dès ce samedi, avec le déplacement à Montpellier, une équipe qui lutte pour sa survie en Ligue 1 et qui vient d'enchaîner deux victoires de suite après le retour de Michel Der Zakarian sur le banc. On verra si Lens a appris des erreurs du passé, au cas où "MDZ" tenterait de mettre en place ce fameux bloc bas qui gêne tant les Sang-et-Or.

Ensuite, ils reprendront leur aventure en Coupe de France en retrouvant le FC Nantes en quarts de finale, pour enfin boucler cette série de trois matchs par un derby qui s'annonce bouillant face au LOSC à Bollaert. L'enjeu s'annonce grandiose d'ici-là, car les Dogues ne sont qu'à huit points de leurs rivaux. Tout peut donc basculer très vite là-haut...

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