RC Strasbourg - Le départ de Rosenior, la multipropriété, son avenir... Marc Keller met les choses au clair

Par Yassine Mergoum
4 min de lecture
Marc Keller.

Marc Keller.

Critiqué ces dernières semaines par les observateurs du football français dont les supporters du RC Strasbourg, Marc Keller est sorti du silence. Le président strasbourgeois a décidé de régler ses comptes en conférence de presse. 

Devant les médias, Marc Keller a évoqué le départ de Liam Rosenior à Chelsea. "Ce n’était évidemment pas prévu. Je peux comprendre la surprise et peut-être la déception de certains de nos supporters avec ce départ. Maintenant, vous croyez que ça me fait plaisir? Non. Cette situation n’était ni prévue ni souhaitée par le club. Je suis dirigeant depuis 25 ans: il arrive des choses dans le football où il faut s’adapter. Il y avait des décisions à prendre", a-t-il expliqué avant d'ajouter : "J’ai eu plusieurs discussions avec Liam Rosenior. Dès le début de saison, il avait eu des offres d’un club de Ligue des champions. Notre souhait était de le garder. Mais il peut arriver des contacts et des évolutions. Quand j’ai rediscuté avec lui, j’ai senti un entraîneur qui rêvait d’une opportunité en Premier League. J’ai senti un homme qui voulait se rapprocher de sa famille. On était dans cette situation. Mon rôle de président était de m’adapter. Ce n’était pas prévu, mais quand ça arrive, on doit s’adapter, avec toujours le même objectif: aller plus haut.".

"Sur ce départ à Chelsea, évidemment il y a derrière l’esprit de la multipropriété mais en réalité quand vous êtes confronté à un entraîneur qui a la possibilité d'aller en Premier League dans des bons clubs, que ce soit Chelsea ou ailleurs, il fallait se mettre à table parce que Liam Rosenior voulait aller en Premier League. Notre responsabilité est de transformer ça en opportunité.", a assuré Marc Keller. 

Marc Keller ne compte pas démissionner 

En conférence de presse, Marc Keller a été interrogé sur son avenir. "Ça fait 40 ans que je suis dans le foot et 25 ans comme dirigeant. Si chaque fois qu'il y avait un obstacle ou une difficulté et que je baissais les bras, je ne serais pas là devant vous aujourd’hui. Ce n'est même pas quelque chose qui m'a effleuré l'esprit. Quand il y a une difficulté devant moi, j’essaie toujours de respecter trois choses: rester calme, réfléchir et mettre toute mon énergie pour prendre la bonne décision. Je vous assure, je n'ai pas plus de pression que lors de la troisième année de National quand on n’arrivait pas à monter", a-t-il affirmé.

"L'obstacle et la pression ne me font pas peur. (...) J'entends la petite musique et je comprends qu'on puisse se dire: 'On a piqué l'entraîneur'. Mais je raisonne plus à moyen terme: si je regarde la relation qu'on a avec eux depuis deux ans et demi, la balance pour notre club est très, très positive. Une indemnité pour Liam Rosenior a été négociée et sera payée. Autant en début de saison, c'était impossible de voir Liam partir. Mais avec nos discussions, il fallait ouvrir la porte. Il y avait d'autres clubs, et je pense que le résultat aurait été le même.", a-t-il poursuivi. 

Les supporters du RCSA sont actuellement agacés par la multipropriété et Marc Keller est ouvert pour discuter avec eux. "Je reste ouvert pour discuter, pour expliquer. La porte est ouverte. Chacun doit faire son job, être à sa place. Les supporters supportent, les joueurs jouent, l'entraîneur entraîne. Je regrette que l'ambiance de la Meinau ne soit plus celle qui a fait notre force pendant 12 ans. L'ambition que j'ai pour mon club c'est de jouer la Coupe d'Europe, mais pour ça il faut être accompagné (par BlueCo). Je ne regrette pas ce choix. Je pense que le Racing doit aller plus haut.".

Plus d'infos :