Club le plus titré du Vieux Continent avec 14 victoires en Ligue des Champions dont une dernière en mai dernier, le Real Madrid apparaît certainement comme l’un des clubs les plus politiques du monde, où chaque fait et gestes des joueurs est soumis à la pression d’un public de socios, jamais rassasié. Dans cet environnement spécial, les critiques venues de l'opinion publique n’échappent à aucun membre de l’effectif des Merengue, pas même aux Français Karim Benzema (33 ans) et Eduardo Camavinga (19 ans), satisfactions madrilènes de la saison passée qui traversent une période un peu plus délicate. Pour Carlo Ancelotti, double vainqueur de la Ligue des Champions dans la capitale espagnole, les critiques actuelles ne reflètent pas un manque de reconnaissance ou une potentielle erreur de casting.
"Chacun peut donner son opinion, Quand Karim (Benzema) n’est pas à son niveau, il y a des opinions. C’est normal dans le football. Cela ne nous affecte pas. Ni nous, ni Karim. Eduardo Camavinga en difficulté ? Je suis d’accord avec ce qui se dit. Quand il commence un match, il peut avoir des problèmes de positionnement. Et quand le match est plus ouvert, il se sent mieux. C’est un problème de temps. Il doit accumuler de l’expérience et connaître l’environnement. C’est l’aspect sur lequel il doit progresser et qu’il va améliorer. C’est un joueur avec une qualité extraordinaire, avec et sans ballon. Il lui manque l’expérience. Il a 19 ans et ce qui se passe est plutôt normal", a-t-il lancé, face aux médias avant le choc de ce mercredi face aux Ukrainiens du Chakhtar Donetsk, ce mercredi soir.