Avant la finale de la Ligue des Champions qui opposera son Real Madrid à Liverpool au Stade de France samedi, Thibaut Courtois était présent en conférence de presse vendredi. Interrogé sur son rapport avec le public français, le portier belge a éteint le feu de l'épisode du "seum" datant de 2018.
"Je ne sais pas combien de Français il y aura au stade, mais à Paris, j'ai déjà été sifflé cette saison, à Chelsea aussi, et parfois ça me permet d'être meilleur. J'aime bien quand il y a une atmosphère hostile. Mais j'imagine qu'ils pensent que j'ai toujours le seum (sourire). Même s'il y a une petite rivalité entre la Belgique et la France, moi, depuis que je suis né, avec mes parents, je passais mes vacances en France. Chaque été, j'étais dans le Sud, à Sanary-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages (Var). Je n'ai vraiment rien contre la France. Il faut se mettre à ma place. Tu viens de perdre, et la France, pendant les dix dernières minutes, a bien joué le coup, en jouant au métier. Mais c'est le foot. Contre le Brésil, on avait fait la même chose que la France pendant les dix dernières minutes. Mais on oublie. Et après tu sors du terrain, au bout de deux minutes, tu fais une interview à chaud, qu'est-ce que tu veux dire ? Tu viens de perdre une demi-finale de Coupe du monde" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "C'est vrai que j'ai vu beaucoup de messages : "Courtois, il a le seum" (rires). Ça me fait rigoler. Je n'ai pas de problème avec ça. C'est aussi parce que je ne me cache jamais lors des interviews. J'ose dire ce que je pense. Je n'ai jamais peur de parler même si j'ai fait une boulette ou si on perd un match. J'assume. Mais ici, j'ai plein de coéquipiers français et ce sont tous mes potes."