Quelques heures seulement après la déclaration de guerre de la Russie à l'Ukraine, les premiers impacts sont déjà énormes dans le monde du football.
Ce jeudi 24 février est un triste jour dans l'histoire moderne. En effet, la Russie a déclaré la guerre à l'Ukraine en lançant les premières frappes aériennes et en envahissant le territoire ukrainien au petit matin. Forcément, la priorité -pour tous- est de retrouver la paix, notamment du côté de l'Europe, mais les conséquences risquent d'être très nombreuses dans le monde du sport, en particulier pour le football. Tout d'abord, le championnat ukrainien a été suspendu pour au moins 30 jours en raison de la loi martiale appliquée par le président de la république Volodymyr Zelenski. Mais d'un point de vue européen, d'autres changements sont à prévoir.
La finale de la LDC va être délocalisée
Alors que l'UEFA a convoqué une "réunion extraordinaire" ce vendredi pour évoquer la situation entre les deux pays, plusieurs décisions devraient être prises contre la Russie. Alors que la finale de la LDC doit se jouer à Saint-Pétersbourg, Associated Press et le Times annoncent déjà que l'UEFA n'organisera pas la finale de la plus prestigieuse des compétitions en Russie. L'équipe russe joue aussi les barrages de la Coupe du Monde 2022 mais là encore, le pays ne devrait pas accueillir le moindre match. Alors que la Pologne doit se déplacer le 24 mars pour la demi-finale des barrages, la Suède a déjà fait savoir qu'il était "presque impensable" de se déplacer en Russie en cas de finale. Ce jeudi, le Zénit Saint-Pétersbourg joue sa place pour les huitièmes de finale de Ligue Europa contre le Betis Séville, et la situation pourrait aussi être complexe en cas de qualification.
La fin du contrat avec Gazprom ?
Au niveau économique, l'instance européenne doit aussi prendre des décisions fortes. Gazprom, l'un des plus gros fournisseurs de gaz au monde, est une entreprise russe et un énorme sponsor de la Ligue des Champions. Si l'UEFA a annoncé être prête "à prendre toutes les décisions nécessaires", cela pourrait se traduire par la fin de la collaboration avec la marque russe. Et en terme de finances, le sponsor est colossal selon Bloomberg, qui parle d'un contrat de 40 millions d'euros par an.
Les joueurs commencent à prendre la parole
Évidemment, les joueurs de football ne restent pas insensibles face à cette déclaration de guerre. Hier déjà, Roman Yaremchuk a fait passer un message pro-Ukraine lorsqu'il a marqué avec Benfica face à l'Ajax Amsterdam. Mais depuis ce matin, les réactions se font de plus en plus nombreuses. Oleksandr Zinchenko, milieu international ukrainien de Manchester City, s'est montré plus que véhément en story instagram avant de faire machine arrière et de supprimer son message. "J'espère que tu mourras de la mort la plus douloureuse, espèce de monstre" a-t-il écrit, accompagné d'une photo de Vladimir Poutine.
Andriy Shevchenko, de son côté, a réagi sur les réseaux sociaux. "L'Ukraine est ma patrie ! J'ai toujours été fier de mon peuple et de mon pays ! Nous avons traversé de nombreuses périodes difficiles et, au cours des 30 dernières années, nous nous sommes formés en tant que nation ! Une nation de citoyens sincères, travailleurs et épris de liberté ! C'est notre atout le plus important !"
Ruslan Malinovskyi, le milieu de l'Atalanta Bergame, a fait un appel à l'aide sur les réseaux sociaux. "La Russie a officiellement commencé sa guerre contre le territoire de l'Ukraine. Il y a eu plusieurs explosions dans tous les points stratégiques du pays. Les gens sont horrifiés et paniqués, toutes les frontières sont actuellement fermées. Je pleure pour notre peuple et pour ma maison. Les nouvelles venant de Russie ne disent pas la vérité: ils prétendent protéger l'est contre nous les Ukrainiens, mais en réalité ils nous attaquent ! C'est un crime contre toute l'humanité, il faut arrêter cette horreur". Enfin, les joueurs russes ont également pris la parole, Feder Smolov en premier. Forcément, l'attaquant a dit "non à la guerre" avec un coeur brisé et un drapeau de l'Ukraine. Les prochaines semaines risquent d'être très noires du côté de l'Ukraine.