Le Stade Malherbe Caen fait face à de nombreux doutes ces derniers temps, entre des tensions apparentes entre Stéphane Moulin et Olivier Pickeu, les réflexions autour de la saison prochaine ou encore le départ de l'actionnaire majoritaire du club.
Cinquième de Ligue 2, mais à 7 points de Bordeaux (2ème), le Stade Malherbe Caen se dirige tout droit vers une quatrième année consécutive en deuxième division pour la saison 2023/2024. Toutefois, des changements pourraient avoir lieu d'ici quelques semaines/mois en raison de plusieurs soucis en interne. En effet, selon nos informations, il existerait des tensions dans le duo Olivier Pickeu/Stéphane Moulin. Les deux hommes ont des désaccords sur des choix de mercato et le lien de confiance entre les deux commencerait à être distendu.
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Des tensions entre Pickeu et Moulin
Olivier Pickeu, le président normand, reprocherait notamment à son entraîneur de ne pas faire jouer les jeunes. On peut notamment penser à la pépite Norman Bassette (18 ans), apparu à seulement 9 reprises en Ligue 2 (pour 1 but en 129 petites minutes), et qui avait crevé l'écran lors de la Coupe Gambardella l'an passé. De manière globale, les jeunes n'auraient pas la confiance du coach et ne se sentiraient pas soutenus par leur entraîneur. Ainsi, une interrogation du board caennais est en cours pour maintenir, ou non, Moulin à l'issue de la saison. Le technicien réfléchirait lui aussi fortement à l'idée de quitter le stade d'Ornano... Pour le remplacer, deux noms plairaient en interne : Bruno Irlès (ex-Estac) et Hubert Fournier (DTN de la FFF).
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— Stade Malherbe Caen (@SMCaen) April 25, 2023
? ? Garder cette place samedi ⚔️#SMCaen #TeamSMC pic.twitter.com/am7RWKMTKX
Le départ de l'actionnaire majoritaire
Il faut aussi souligner que le départ du fonds d'investissement américain Oaktree, actionnaire majoritaire du SM Caen depuis 2020 (80% des actions du SMC), a jeté un froid en interne. La situation du club, sur le plan financier, n'est pas simple. Il y a un mois, Pierre-Antoine Capton, co-propriétaire de Malherbe, faisait notamment un point sur l'état des finances du club et le déficit structurel (autour de 6 millions d'euros) du SMC à Ouest-France. "La DNCG nous contraint, et comme n’importe quel club de L2, sauf ceux avec une toute petite masse salariale, on ne peut pas être à l’équilibre avec les ressources et droits TV qui existent dans cette division. Donc cela implique des ventes. On aimerait garder tout le monde, mais on aura l’obligation d’être pragmatique par rapport au marché. Est-ce qu’on sera forcé de vendre ? Il faudra voir aussi où on en sera avec le futur investisseur. Quand on est en L2, il faut être patient, extrêmement méthodique".