Stade de Reims - Un gardien porte plainte contre Reims après deux commotions cérébrales !

Par Julien Castanheira
5 min de lecture
Florent Duparchy avec Reims

Florent Duparchy avec Reims

Florent Duparchy, un gardien lié avec le Stade de Reims, raconte son calvaire depuis un an et deux commotions cérébrales. Aujourd'hui, le club champenois ne le paie plus et ne donne plus de nouvelles. 

Le Stade de Reims est pointé du doigt par Florent Duparchy, un gardien de but de 23 ans sous contrat avec les Rémois. Ce dernier a annoncé, dans les colonnes de L'Equipe, qu'il avait porté plainte contre le SDR pour "mise en danger de la vie d'autrui" après avoir été victime de deux commotions cérébrales qu'il estime mal prises en charge. Aujourd'hui, il s'estime complètement abandonné par les Rémois, lui qui est pourtant son contrat avec le club jusqu'en juin 2024. 

Chez nos confrères, il raconte son calvaire qui commence en août 2022. Lors d'une séance d'entraînement, il est percuté par le genou d'un coéquipier à la mâchoire et il perd connaissance. "Jusqu'à mon réveil à l'hôpital, deux jours après, ça a été le trou noir. On m'avait opéré de multiples fractures et j'ai eu trois mois d'arrêt pour permettre la consolidation osseuse. J'ai aussi subi un traumatisme crânien, comme indiqué sur le bilan médical, mais personne ne s'en est soucié, ne m'a parlé d'éventuels symptômes à surveiller. On s'est juste occupé de ma mâchoire et de ma perte de poids puisque j'avais dû me nourrir à la paille pendant un mois, sans pouvoir parler" explique-t-il. 

Trois mois plus tard, Duparchy fait son retour à l'entraînement fin novembre 2022. Mais au bout de quelques jours, il est victime de maux de tête dès qu'il regarde un écran, que ce soit la télévision ou son téléphone. "Une sensation que je ne connaissais pas. De la lourdeur, une pression autour du cerveau qui me donnait envie d'une seule chose: m'allonger et fermer les yeux". Les nausées sont présentes jusqu'à mars 2023. Et c'est à cette période qu'il reçoit un nouveau coup à la tête : un ballon à l'entraînement. "Je suis tombé et en me relevant, j'étais complètement sonné, avec des troubles de la vision et des lumières jaunes devant les yeux, des nausées" raconte-t-il. Mais le lendemain, il dispute un match avec la réserve du Stade de Reims, contre le RC Lens. 

Le cri du coeur de Florent Duparchy

Mais face à toutes ces nausées, Duparchy est redirigé vers un neurologue spécialiste des commotions par le médecin du club. Le neurologue en question, surpris de le voir déjà au sport selon le récit du gardien, l'arrête six semaines. Une période suffisante pour stopper les maux de tête. Le gardien est même autorisé à reprendre le foot et finit numéro 2 de Yehvann Diouf sur les trois derniers matchs de la saison passée en L1. 

Après cette saison compliquée physiquement, Duparchy quitte Reims pour l'En Avant Guingamp. Mais les symptômes de la commotion reviennent dès la première séance de plongeons. S'il a hésité à prendre la parole et à en discuter avec le médecin de l'EAG, il a finalement parlé au docteur, qui l'a renvoyé faire des tests. Les résultats ne sont pas bons et Guingamp décide de ne pas l'engager, puisqu'il avait simplement signé un avenant à son contrat. Aujourd'hui, Reims et l'EAG se renvoient la balle, même si la LFP estime que Duparchy est toujours sous contrat avec Reims. Mais le SDR ne donne plus aucune nouvelle à son portier, qui ne perçoit aucun salaire. "Je n'ai aucune nouvelle de Reims. Mon avocat a envoyé un courrier, ils n'ont jamais répondu. Le club fait le mort, ne me paie pas, n'assume pas son devoir médical envers moi. Tout est à ma charge. Peut-être pensent-ils que je vais les oublier. Mais je ne peux ni m'inscrire au chômage, ni reprendre des études en alternance, ni faire de stage car j'ai un contrat avec Reims. (...) Plus personne ne me soigne, plus personne ne me paie, je suis à l'abandon."

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