Olivier Cloarec, le président du Stade Rennais, a évoqué le dernier mercato estival du SRFC et les échecs dans la construction de l'effectif.
Olivier Cloarec, le président du Stade Rennais, a livré un long entretien à nos partenaires de Ouest-France pour faire un point sur la première partie de saison du SRFC. Le dirigeant a notamment procédé à une grosse remise en question du mercato estival rennais, puisqu'il estime que Rennes s'est peut-être trompé sur certains profils. Cet été, Enzo Le Fée, Ludovic Blas, Fabian Rieder, Bertug Yildirim, Nemanja Matic ou encore Gauthier Gallon sont venus renforcer les rangs des Rouge-et-Noir.

Olivier Cloarec : "Peut-être qu’on n’a pas fait que les bons choix"
"Cet été, la plupart des amateurs de foot étaient convaincus de notre recrutement. Mais sa réussite dépend aussi de l’investissement du joueur, du travail du staff, des choix tactiques, de l’adaptation à l’environnement… Ce n’est pas qu’une question de choix de profil, mais peut-être qu’il y a des profils sur lesquels on s’est trompé" explique Cloarec. "L'effectif a été fait avec un coach (Bruno Genesio) qui joue dans un certain système de jeu, avec une certaine philosophie, et cela avait porté ses fruits ces trois dernières années. Aujourd’hui, on remet ça en cause parce que les résultats ne sont pas là. Et a fortiori, le coach n’est plus là…"
Ainsi, les échecs récents du Stade Rennais, seulement 13ème de Ligue 1, poussent Cloarec à la réflexion. "Ce qui se passe doit au moins nous amener à réfléchir pour l’avenir, Il ne faut pas être buté… Il y a eu des prises de décision, comme sur le poste de latéral droit où c’est une réflexion qui a évolué avec le coach. L’ADN du club est la formation, après il faut peut-être rééquilibrer les choses avec l’exigence de performance immédiate. Peut-être qu’on n’a pas fait que les bons choix... Après, on espérait aussi que certains joueurs continuent de progresser. Aujourd’hui, il y a un manque de confiance, un manque de plein de choses, mais les qualités, ils en ont. Ils l’ont déjà prouvé. C’est à eux, à nous de faire le nécessaire pour que ça reparte".