L'annonce de la Super League fait beaucoup réagir depuis plusieurs heures maintenant, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la presse européenne. Les médias sont très durs concernant la nouvelle idée de 12 des plus gros clubs d'Europe.
L'annonce fait l'effet d'un séisme sur la planète football. En effet, hier soir, sur les coups de minuit heure française, la Super League a officiellement été annoncée, fruit d'une collaboration entre 12 clubs historiques du Vieux Continent. Lorsque l'on voit les réactions sur les réseaux sociaux hier soir, on se rend vite compte du ras-de-marée déclenchée par cette annonce et évidemment la presse européenne évoque en premier lieu ce projet ce lundi. Pour la France, qui n'a aucun club parmi les 12 fondateurs, le journal L'Equipe évoque le duel entre le duo Bayern-PSG, qui soutient l'UEFA, et les patrons de la Super League : Florentino Pérez et Andrea Agnelli. Le titre de nos confrères en dit long sur les raisons de ce projet : "La guerre des riches".
"C'est la guerre"
Du côté de l'Angleterre, là où le foot a été créé, les réactions sont très dures. En effet, alors que six clubs de Premier League sont concernés par la Super League (Chelsea, Arsenal, Tottenham, Liverpool, Manchester United et Manchester City), les médias britanniques dégomment le projet. Le Daily Express et The Sun titrent sur la "fureur" et les réactions très critiques engendrées par la nouvelle compétition. Le Daily Mirror est encore plus virulent avec ce projet "honteux", tandis que le Daily Mail lance "la guerre du football". "C'est la guerre" pour l'Express Sport. Le Metro Sport, de son côté, fait un titre en rapport avec le cinéma et les blockbusters américains : "Civil War".
En Espagne, l'annonce fait parler mais elle passe tout de même au second plan derrière la lutte au titre entre le Real Madrid, le FC Barcelone et l'Atlético Madrid. Par exemple, le média catalan Sport n'accorde qu'un bandeau sur la Super League : "Barcelone et Madrid s'engagent dans la Super League européenne". L'Atlético fait la Une de AS, certes, mais le quotidien pro-madrilène évoque tout de même une "guerre" pour parler de la nouvelle compétition. Même idée pour Mundo Deportivo.
"Super League ? Super NON"
Enfin, en Italie, la Gazzetta dello Sport soulève le volet économique. Alors que les clubs fondateurs vont se partager un butin de plus de 3 milliards d'euro, le média transalpin a posté un montage photo assez net pour pointer du doigt le foot business : on retrouve un ballon dont les alvéoles sont composées de billets de banque. "Super League? Super NON" est-il écrit. On insiste aussi sur le clash et le conflit qui arrivent entre Agnelli, le Président de la Juve, et l'UEFA.