TFC - Polémique du flocage arc-en-ciel, altercation avec une élue… La semaine mouvementée de Zakaria Aboukhlal ! (vidéo)

Par Corentin Lucas
7 min de lecture
La semaine mouvementée de Zakaria Aboukhlal en vidéo

La semaine mouvementée de Zakaria Aboukhlal en vidéo

Au cœur de deux polémiques en l’espace de quelques jours, Zakaria Aboukhlal a vécu une semaine mouvementée. Entre son refus de porter le flocage pour soutenir la lutte contre l’homophobie et la grosse altercation avec une élue de la République, on vous résume tout dans le journal de MadeInFOOT.

Le week-end dernier, lors de la 35ème journée de Ligue 1, une énorme polémique est venue secouer le football français. En effet, plusieurs joueurs ont décidé de ne pas prendre part à cette journée de championnat pour ne pas porter le maillot aux couleurs du drapeau LGBT comme prévu par la Ligue de football professionnel (LFP) dans le cadre de la campagne contre l’homophobie. Parmi les joueurs concernés, la grande majorité provenaient du TFC, dont un certain Zakaria Aboukhlal.

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Première polémique : le refus de soutenir la lutte contre l’homophobie

L’ailier marocain du club occitan a donc décidé de ne pas jouer la rencontre face au FC Nantes (0-0, J35). Lui, comme toutes les autres personnes concernés, n’a pas échappé à l’avalanche de critiques qui a suivi derrière, que ce soit de la part des personnalités du football français ou des hommes politiques. Quelques minutes après la fin du match de son équipe, le joueur de 23 ans est sorti du silence pour s’expliquer sur son choix.

"J'ai pris la décision de ne pas participer au match d'aujourd'hui. Avant tout, je tiens à souligner que j'ai la plus haute estime pour chaque individu, quels que soient ses préférences personnelles, son sexe, sa religion ou son origine. C'est un principe sur lequel on ne saurait trop insister. Le respect est une valeur que je tiens en grande estime. Elle s'étend aux autres, mais elle englobe aussi le respect de mes convictions personnelles. Par conséquent, je ne pense pas être la personne la plus apte à participer à cette campagne. J'espère sincèrement que ma décision sera respectée, tout comme nous souhaitons tous être traités avec respect", a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.

Seconde polémique : l’altercation avec Laurence Arribagé

Après avoir essayé d’éteindre la polémique, Zakaria Aboukhlal n’a pas eu le temps de souffler qu’il s'est déjà retrouvé au cœur d’une autre affaire le lendemain du match. L’ancien joueur du PSV Eindhoven aurait eu une grosse altercation avec une élue de la République durant les festivités après le sacre en Coupe de France contre le FC Nantes (5-1), le 30 avril dernier. Selon RMC Sport, Laurence Arribagé, adjointe au maire de Toulouse en charge des Sports, aurait demandé à quelques Toulousains de se taire pendant le discours de Philippe Montanier sur le balcon du Capitole. L’attaquant du TFC lui aurait répondu violemment : "Chez moi, les femmes ne parlent pas comme ça aux hommes".

Des propos inacceptables condamnés immédiatement par le club toulousain à travers un communiqué sur les réseaux sociaux. "Face aux graves allégations publiées par RMC Sport à l’encontre du joueur du Toulouse Football Club, Zakaria Aboukhlal, le club annonce que son joueur s’entraînera à l’écart du groupe professionnel jusqu'à nouvel ordre, en attendant les résultats d’une enquête interne. Le Club ne fera pas d’autre commentaire jusqu’à la conclusion de cette dernière", est-il écrit. Le joueur apprend donc sa mise à l’écart quelques minutes après la publication de cet article.

Trois jours plus tard, les langues se délient, puisque le joueur concerné prend enfin la parole pour clarifier la situation. "À la suite de l'article publié par RMC lundi 15 mai, j'ai eu l'opportunité de rencontrer et de discuter avec Laurence Arribagé. Durant cette entrevue, nous avons confirmé que les informations rapportées par RMC Sport ne correspondent pas à la réalité de ce qu'il s'est passé le 30 avril Place du Capitole. Nous aimerions mettre fin à cette controverse qui nous a tous les deux fortement affectés, et a affecté nos familles. Merci de respecter notre décision", a lâché Zakaria Aboukhlal sur ses réseaux. Cette sortie ne change rien pour RMC Sport qui a immédiatement maintenu l’ensemble de ses informations publiées lundi dans ce papier.

Dans la foulée, Laurence Arribagé est également sortie du silence pour clore cette affaire par le biais d’un message posté sur son compte Twitter. "Suite à l’article de RMC, je confirme avoir échangé avec le joueur du TFC et le club. Je souhaite tourner la page de cet incident qui m’a beaucoup affectée moi et mes proches. Pour moi le sujet est clos et je ne m'exprimerai plus sur le sujet. Merci de respecter ma décision", a-t-elle écrit.

Le TFC fait machine arrière

Le Toulouse FC, qui avait ouvert une enquête en interne, a publié un nouveau communiqué le même jour que la prise de parole de son attaquant pour annoncer la fin de l’enquête et surtout le retour du natif de Rotterdam (Pays-Bas).

"Suite à notre enquête interne et aux multiples discussions qui en ont résulté, une rencontre entre Madame Laurence Arribagé et notre joueur Zakaria Aboukhlal a eu lieu en présence de la direction du Club. À la suite de cette réunion, nous en avons conclu que les faits rapportés par RMC Sport ne traduisaient pas réellement ce qu’il s’est passé le 30 avril au Capitole. Par conséquent, nous confirmons que l'enquête menée par le Toulouse Football Club est maintenant close et que le joueur réintègre le groupe dès ce jour. Le Club ne fera pas d’autres commentaires", peut-on lire dans ce communiqué.

En conférence de presse, en marge du déplacement sur la pelouse de l’OGC Nice, Philippe Montanier, le technicien toulousain, a d’ailleurs pris la parole sur cette semaine agitée. "Je ne ferai aucun commentaire sur les affaires extra-sportives. Pour certaines, c'est une tempête dans un verre d'eau. Zakaria Aboukhlal est sélectionnable comme n'importe quel joueur pour le match à Nice dimanche", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par La Dépêche du Midi.

L’histoire ne va pas s’arrêter là

Si Zakaria Aboukhlal a pu se sortir de cette affaire, RMC risque gros après la publication de l’article qui a tout déclenché. En effet, selon les dernières informations de L’Equipe, le Marocain aurait décidé d'attaquer le média en justice pour diffamation.