TV Foot - Amazon Prime Video visé par une plainte de trois associations contre l'homophobie

Par Alex Renaud-Bourbon
3 min de lecture
La campagne de lutte contre l'homophobie a eu lieu du 12 au 14 mai.

La campagne de lutte contre l'homophobie a eu lieu du 12 au 14 mai.

Organisé du 12 au 14 mai 2023, le week-end de lutte contre l'homophobie dans le football a été suivi d'une nouvelle polémique. Trois associations ont déposé plainte contre Amazon Prime Video pour la diffusion de chants homophobes.

Déjà entachée par plusieurs polémiques lancées par des joueurs ou entraîneurs de Ligue 1, la journée de lutte contre l'homophobie organisée dans le football français va avoir une suite sur le plan judiciaire. En effet, comme le relaie notre partenaire Ouest-France, trois associations qui agissent en faveur des droits LGBT+ (STOP Homophobie, Mousse et Familles LGBT+) ont déposé plainte contre le diffuseur de la Ligue 1, à savoir Amazon Prime Video. Les membres de ces associations ont reproché à l'entreprise américaine d'avoir diffusé des chants homophobes à l'antenne et en "replay" sans les couper de la retransmission télévisée lors de certains matches. Cette prochaine action en justice a été expliquée et justifiée au moyen d'un communiqué officiel publié ce mardi 23 mai. 

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Les associations attaquent Prime Video : "Ces chants participent à la toxicité du milieu" 

"Amazon, multinationale qui détient les droits de diffusion de la saison 2022-2023 de la Ligue 1 pour sa plateforme Prime Video, a retransmis en direct et partagé en replay des matchs avec des chants homophobes, notamment « il faut tuer ces pédés de…", entonnés par des supporters. STOP homophobie, Mousse et Familles LGBT+ déposent plainte, après les alertes restées vaines du Collectif Rouge Direct. Ces « pratiques » ne sont pas anodines, ni d’ailleurs du  "folklore", mais des injures et des incitations publiques à la haine et à la violence en raison de l’orientation sexuelle (...)  Et si le diffuseur, Amazon donc, ne peut être tenu pour responsable des propos prononcés en direct, il a un devoir de contrôle sur les rediffusions de ces messages haineux. Notons qu’aucun joueur de Ligue 1 en exercice n’assume ouvertement son homosexualité, et que tous ceux qui l’ont fait ont dû renoncer à leur carrière, confrontés à l’hostilité. Et ce type de chants, propagés sans contrôle, participe à la toxicité du milieu (...) est-il notamment écrit au travers de ce communiqué. 

À ce sujet, les différents collectifs engagés dans cette action rappellent également que les incitations publiques à la haine et la violence en raison de l'orientation sexuelle sont passibles "respectivement de six mois d’emprisonnement et 22.500 euros d’amende, et d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende". L'affaire ne fait donc que commencer.