PSG (F) - Affaire Hamraoui-Diallo : Didier Ollé-Nicolle est fou de rage après le non-report du match face à l'OL

Par Julien Castanheira
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Les Parisiennes n'étaient pas dans un grand jour

Les Parisiennes n'étaient pas dans un grand jour

Après la lourde défaite concédée ce dimanche face à l’Olympique Lyonnais (6-1), Didier Ollé-Nicolle, l’entraîneur du PSG, s’est dit “frustré” en conférence de presse après la rencontre que son équipe n’eut pas été “le vrai Paris Saint-Germain”. “On a pris des buts qu’on ne voit même pas à l’entraînement sur des petits jeux simples” estime l’entraîneur d’une équipe “fortement touchée” par l’affaire Hamraoui-Diallo. "Dès qu'il y a eu un grain de sable, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de fatigue mentale, personne n'a pu répondre présent. Ce qui est vraiment dommage, c'est que ce résultat n'a pas été réalisé contre la vraie équipe du PSG. On était sur une bonne série de résultats, et puis tout est devenu plus sombre dans l'atmosphère. L'équipe a été très entourée depuis quelques jours par un organe psy. Si on a demandé le report du match, c'est qu'il a eu un avis de cette cellule, extérieure au PSG. L'ouverture du score est venue trop facilement, et l'expulsion a été indigérable par l'équipe. On n'avait pas les forces pour revenir" explique l'entraîneur du PSG. 

Forcément, les sentiments de déception et de frustration étaient bien présents après la rencontre. "C'est la frustration de ne pas avoir pu faire le match qu'on voulait faire. Regardez les faits du match. On ne prend pas de but de la saison, et là on en encaisse sur des coups de pied arrêtés, ou sur des loupés terribles dans notre surface de réparation. Cela ne nous arrive même pas à l'entraînement sur des jeux simples. Il y a beaucoup de déception pour les joueuses, pour ce vestiaire. Il a morflé. On a vu un groupe très abattu. Quand on veut développer le foot féminin, donner une bonne image, il faut qu'il y ait un spectacle, des acteurs. Je me pose beaucoup de questions. Quand on fait du sport de haut niveau, derrière il y a une éthique, et quand il arrive un truc comme ça... Il n'y a que 12 équipes, donc il y a plein de dates pour jouer ce match-là. C'est incroyable que les instances n'aient pas écouté et pas vu qu'il y avait un groupe dans la détresse. Vous vous rendez compte le bruit que ça a fait, tout ce qu'il s'est passé ? Ça a certainement eu de grosses conséquences (sur le championnat ndlr). On était blessé psychologiquement, moralement, ce n'était pas facile. Si la direction du PSG a demandé ce report, c'est qu'on sentait qu'il y avait un groupe très touché, et que par rapport à l'éthique, ce n'était pas bien (de jouer). Indirectement, c'est un gros pavé dans la mare du football féminin".