Au cours d'un entretien à L'Équipe, Unai Emery s'est exprimé sur son ancien club, le PSG. Le technicien de Villarreal, encore en course en Ligue des Champions, a tenté d'expliquer les échecs du club parisien dans cette compétition.
Éliminé de la Ligue des Champions en huitièmes de finale (contre le Real Madrid), le Paris Saint-Germain a une nouvelle failli à son objectif. Néanmoins, la formation parisienne reste présente à sa façon dans la compétition. En effet, trois des huit entraîneurs encore en lice sont passés par le club de la capitale. Carlo Ancelotti (Real Madrid), Thomas Tuchel (Chelsea) et Unai Emery (Villarreal) ont tous participé à au moins une campagne européenne avec Paris. Ce dernier a d'ailleurs accordé un entretien à L'Équipe, où il explique pourquoi selon lui le PSG n'arrive pas à remporter la Ligue des Champions.
"Cette année, c'est un pas en arrière, mais je l'ai dit à Nasser (Al-Khelaïfi) : 'Tu gagneras la Ligue des champions. Avec le temps, tu vas la gagner'. Quelqu'un doit briser le plafond. Le PSG est sur le bon chemin parce qu'il y a une forme de constance dans les résultats et qu'il continue de chercher à progresser", a-t-il d'abord avoué, avant de tenter d'expliquer pourquoi ces entraîneurs ne gagnent pas avec le club francilien.
"La clé, c'est la gestion de la frustration"
"Parce que c'est très difficile de battre des équipes comme le Bayern ou City. Regardez City avec Guardiola qui est pourtant le meilleur entraîneur du monde... L'entraîneur est une sorte de personnage suprême et seuls quelques élus sont des gagnants. Et parmi ces élus, un seul remporte la Ligue des champions. Est-ce que ça veut dire que les autres ne sont pas bons ? Bien sûr que non", a ajouté Emery. Le technicien du Sous-Marin Jaune a ensuite expliqué la raison de ces échecs.
"Un jour, Guardiola m'a dit que des équipes comme le Barça ou le Real, parce qu'elles ont déjà gagné l'épreuve, réagissent mieux aux situations difficiles. La clé, c'est la gestion de la frustration. Quand le Barça (lors de la remontada) a marqué quatre buts, puis cinq et que l'arbitre a fait des erreurs, on ne savait plus quoi faire. Contre le Real (en huitièmes de finale retour cette saison, 1-3, 1-0 à l'aller), c'était pareil. Quand Benzema a égalisé puis marqué le deuxième but, j'ai vu des joueurs que je connais bien comme Kimpembe ou Marquinhos : ils ne savaient pas comment réagir parce qu'ils avaient été envahis par la frustration", a conclu le technicien espagnol. L'année prochaine sera peut-être la bonne...