Affaire Noël Le Graët - Florence Hardouin répond aux attaques et se défend d'être "un monstre"

Par Alex Renaud-Bourbon
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Florence Hardouin met les choses au clair.

Florence Hardouin met les choses au clair.

 Auprès de L'Équipe, Florence Hardouin s'est montré très touchée par les attaques à son encontre au moment de l'affaire Noël Le Graët. Elle y a répondu très fermement tout en fendant l'armure.

Ce mardi, Florence Hardouin, l'ancienne directrice générale de la Fédération Française de Football a accepté de briser le silence sur les circonstances de sa fin de parcours et a répondu aux attaques qu'elle a pu subir sur son style de management, dans un entretien accordé au journal L'Équipe. Elle a notamment insisté sur le fait que son entourage sportif a colporté trop de rumeurs sur elle et qu'il ne fallait pas trop noircir le tableau. 

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Florence Hardouin : "Je ne suis pas le monstre qu'on a pu décrire" 

"Toutes ces attaques m'ont fait très mal. On m'a aussi accusée d'être allée voir Zinédine Zidane pour lui proposer un contrat dans le dos du sélectionneur et de toute la Fédération. Mais je n'en ai pas le pouvoir ! On a dit que j'étais un monstre. C'est vrai, je suis exigeante. C'est vrai aussi que je fixais des objectifs ambitieux, mais je faisais en sorte qu'ils soient atteignables et qu'on les atteigne tous ensemble avec les salariés. Ça peut mettre une certaine forme de pression. En plus, dès qu'un objectif était atteint, hop je passais au suivant. Par ailleurs, un DG dit souvent non. J'aurais pu dire oui à tout le monde et là, tout le monde m'aurait aimée. Quand j'avais des décisions difficiles à prendre, je les prenais. Je peux être cash et directe. Ça ne plaît pas à tout le monde mais cela fait-il de moi une personne détestable, brutale ? J'ai des défauts comme tout le monde mais franchement, je ne suis pas le monstre qu'on a pu décrire (...) Je n'avais pas envie de rentrer dans une guerre sans merci contre moi, par médias interposés. Si aujourd'hui je parle, c'est parce que des propos tenus à mon sujet sont mensongers, abjects. Moi, c'est une chose, mais j'ai deux enfants, une famille. Eux aussi ont été blessés et choqués. Je veux rétablir une certaine vérité", a-t-elle lancé. Le message est passé.