Champion du Monde après la victoire de l'Argentine contre la France lors du Mondial au Qatar, Lionel Messi a désormais un nouveau statut. Ce lundi, il s'est exprimé pour la première fois sur son bonheur d'avoir offert ce trophée à son pays dans les colonnes du journal catalan Mundo Deportivo.
Chaque amoureux de football à travers le monde se souviendra toute sa vie de la finale d'anthologie disputée entre l'Argentine et la France à la Coupe du Monde au Qatar (3-3, 4-2 aux t.a.b, analyse et notes). Cela n'échappe évidemment pas non plus à Lionel Messi, joueur du Paris Saint-Germain et capitaine de l'Argentine victorieuse, qui a réussi l'exploit d'égaler Diego Maradona, autre numéro 10 de légende dans les livres d'histoires et au palmarès de la plus belle des compétitions. L'ancien Barcelonais a même avoué ce lundi dans les colonnes de Mundo Deportivo qu'il pressentait ce succès, qu'il avait une intuition presque mystique au fil de la compétition. L'ancien du FC Barcelone a en tout cas connu l'aboutissement de sa carrière durant ce mois au Qatar.
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S'imaginer être champion du monde, c'était quelque de grand", se remémore Lionel Messi"
"Je remercie toujours Dieu. Je savais qu'il allait me donner une Coupe du Monde , je ne sais pas, je l'ai senti. Heureusement, ce dont nous rêvions tant s'est produit. Heureusement, c'est arrivé à la fin. Depuis ce jour, tout a changé pour moi. Maintenant, nous pouvons le dire. C'était fou, le bonheur des gens, des grands, des garçons, de tous âges. Le bonheur qu'ils avaient était inexplicable. La victoire finale ? J'en parlais avec les coéquipiers, je pense que je l'ai dit avant que ça n'arrive. Tout ce que j'imaginais allait être petit par rapport à ce qui allait vraiment se passer et c'était ainsi. C'était quelque chose de bien plus que ce que j'avais imaginé, ce que c'était avec les gens, mes sentiments, ma famille, l'Argentine. C'était bien plus que ce que j'imaginais et ce n'était pas peu, s'imaginer être champion du monde. C'était quelque chose de grand. Je leur ai dit (à mon entourage) que c'était fini après tant de temps, tant de souffrances car il y a eu des moments où j'ai beaucoup souffert avec l'équipe nationale. Beaucoup de déceptions, ayant toujours été si proches et ne se produisant jamais. J'ai longtemps reçu des critiques de toutes les couleurs et je sais que ma famille a souffert autant que moi ou plus. Ils ont toujours voulu me montrer qu'ils étaient entiers, qu'ils étaient forts. Mais je sais qu'à l'intérieur, ils souffraient beaucoup, non seulement parce que cela ne s'est pas produit, mais à cause des choses dures qui ont été dites à mon égard, ce qui allait au-delà du football. C'est ce qui m'a vraiment dérangé et blessé. On a gagné la Copa América, on a gagné la Coupe du Monde, c'est tout. Il n'y a plus rien, c'est fini. (...) C'est très difficile d'expliquer ce que l'on ressent à ce moment-là, mais un c'est un peu ça : ça y est, c'est fini, ça m'est donné, j'ai tout réussi avec l'équipe nationale, j'ai tout réussi dans ma carrière, à Barcelone, en individuel, clôturant ma carrière d'une manière unique. Quand j'ai commencé avec tout cela, je n'aurais jamais imaginé qu'il en serait ainsi. Arriver à ce moment était le meilleur. Je ne l'ai plus revue. J'ai vu des résumés, des extraits, j'ai vu beaucoup de gens célébrer quand nous sommes champions du monde. Mais la finale elle-même, les 90 minutes, je ne les ai pas vues (...) Maradona ? S'il avait été là, il m'aurait donné le trophée. L'image aurait été très belle aussi. Je pense que lui et d'autres qui sont là-haut ainsi que beaucoup de gens qui me voulaient du bien ont fait des efforts, pas seulement pour ça, mais pour tout en général", s'est ému La Pulga dans cet entretien fleuve.