Ce jeudi 29 décembre au soir, le monde du football a appris la tragique disparition d'Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, seul footballeur triple champion du monde en 1958, 1962 et 1970. Au lendemain de son décès, l'ancien numéro dix brésilien s'offre une place sur les unes des journaux du monde entier, qui ont souhaité lui adresser de vibrants hommages.
La France pleure le Roi Pelé, un "monarque absolu du football"
Disparu ce jeudi soir après un long et éprouvant combat contre le cancer du côlon, diagnostiqué en septembre 2021, Pelé restera dans les mémoires des amoureux de football comme celui qui a magnifié le mythique numéro 10 et donné ses lettres de noblesse à la tunique si reconnaissable du Brésil. Aux yeux de L'Équipe, quotidien français qui l'a élu meilleur joueur du XXème siècle, Pelé était un "Roi" qui savait se montrer rayonnant sous la tunique de son pays natal. Le quotidien Libération fait aussi la part belle à la carrière internationale de l'ancienne l'icône de Santos en se fendant d'un jeu de mots plutôt critiqué "Seleciao". Contrairement aux deux journaux précédemment cités, Le Monde ne lui consacre pas la une mais le peint comme un "monarque absolu" régnant sur le football en retraçant sa glorieuse carrière.
??? « Pelé, il était un Roi»
— L'ÉQUIPE (@lequipe) December 30, 2022
La une du journal L'Équipe du vendredi 30 décembre, lire l'édition > https://t.co/aPoUTl2x9R pic.twitter.com/wa3LdJoBEB
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Les autres pays du monde se prosternent devant la glorieuse image de Pelé
Hors des frontières françaises, la tristesse et le deuil dominent également les rédactions. Au Brésil, qui vient de proclamer trois jours de deuil national, la mort de Pelé suscite l'émoi. Folha de Sao Paulo, un journal paraissant dans la région où le Roi a passé la majeure partie de sa carrière, jusqu'à y terminer sa vie titre : "Pelé est mort. L'athlète qui a contribué à faire du football le sport le plus populaire de la planète et l'a consolidé. Un nom en quatre lettres connu mondialement". O Globo se pare de la couleur du deuil et pleure le "roi immortel du football". En Argentine, la rédaction de Clarin est certaine que Pelé est "la première grande star du football" tandis que celle d'Olé pense que les "ballons pleurent".
Aux États-Unis, où Pelé a contribué au développement du soccer dans les années 1970, le Washington Post rappelle qu'il "n'y avait qu'un seul Pelé, perle noire du football", qui a combattu le racisme. En Italie, l'un des pays victimes du génie d'O Rei en finale de la Coupe du Monde 1970, la Gazzetta dello Sport débute un conte sur sa carrière en titrant : "Il était une fois le Roi" et en remettant en avant la légendaire photo d'un Pelé tout sourire, remportant son troisième et dernier titre mondial, à presque 30 ans. Ce sourire communicatif s'affiche aussi sur la simple une de The Guardian, mettant en scène Pelé après son triomphe au premier mondial mexicain. Ce dernier pays gardera d'ailleurs le souvenir d'un footballeur surnaturel en évoquant Pelé. Le dribbleur inarrêtable, "qui a inventé chaque geste avant tout le monde" selon Erling Haaland aura en tout cas vécu 82 ans d'une existence royale et couronnée de tous les succès sportifs et populaires.
La prima pagina della Gazzetta di oggi:
— La Gazzetta dello Sport (@Gazzetta_it) December 30, 2022
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