LOSC - Affaire Lionel Messi : la position d'Olivier Létang face aux sanctions contre les joueurs

Par André Martins
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Olivier Létang (LOSC)

Olivier Létang (LOSC)

Dans une interview accordée à L’Equipe, Olivier Létang, actuel président de Lille et ancien dirigeant du PSG, s’est montré favorable à l'application de sanctions lorsque les joueurs réalisent un écart.

La sanction de Lionel Messi, suite à un voyage non-autorisé par la direction du PSG en Arabie saoudite, a fait grand bruit et divisé beaucoup d’opinions ces dernières semaines. Sans évoquer le cas de la star argentine, Olivier Létang, président du LOSC et ancien directeur sportif du PSG, est revenu sur la nécessité selon lui de sanctionner un joueur après un écart, afin d’éviter une perte de crédibilité. Pour rappel, en août 2022, Létang a également lourdement sanctionné Mohamed Bayo d'une amende de 75 000 euros ainsi qu'en l'écartant du groupe de l'équipe professionnelle avant un match contre le PSG, après que l'attaquant guinéen ait passé la soirée précédente en boîte de nuit. 

“On ne peut pas toucher au club, ni à l'équipe, ni à l'entraîneur”

Pour le dirigeant lillois, le club et les joueurs doivent être sur la même longueur d’onde. “Même si c'est douloureux sur le court terme, il faut sanctionner. Sinon, à long terme, vous perdez en crédibilité. Mais tout dépend de la faute, puisqu'on part de là. Il faut aussi être clair dès le départ : les joueurs doivent savoir ce qu'ils peuvent faire et ne pas faire. Ma position est très simple et ça a toujours été ainsi : le club doit évidemment mettre les joueurs dans les meilleures conditions, mais en revanche, il doit être très fort. Car on ne peut pas toucher au club, ni à l'équipe, ni à l'entraîneur”, a-t-il déclaré, dans des propos recueillis par L’Equipe.

“Discipline proactive, intelligente et positive”

Si jamais la sanction est inévitable, Olivier Létang explique alors qu’il faut faire preuve de courage et l’appliquer quel que soit le contexte sportif. “Si on prend l'exemple du PSG, un hiver, Lavezzi et Cavani étaient rentrés en retard (en janvier 2015). On avait été obligés de sanctionner en termes de discipline collective, ce n'était pas acceptable. On devait jouer à Saint-Étienne en Coupe. Laurent (Blanc) m'avait dit : "Et si on perd ?" Je lui avais répondu : "On est obligés de le faire." Si on gagne, dans ce cas-là, l'effet est décuplé, forcément”, s’est rappelé le dirigeant de 50 ans avant de poursuivre. “Les joueurs savent quand ils fautent. À un moment, c'est un test de leur part. Si un joueur commet une faute et que vous ne faites rien, vous perdez en crédibilité auprès des autres. Si, quinze jours après, un autre fait la même chose, comment réagissez-vous ? Mais il faut que cette discipline soit proactive, intelligente et positive”, a-t-il conclu.