À fond sur l'utilisation de la data, le TFC capitalise sur cette méthode pour son recrutement. C'est de cette manière qu'il a attiré les joueurs qui font sa force aujourd'hui. Un processus qu'a détaillé Damien Comolli, le président des Violets.
Juste après la descente du TFC en Ligue 2 en 2020, le club a été racheté par le fonds d'investissement américain RedBird Capital Partners, qui vient d'ailleurs de reprendre l'AC Milan. Cette nouvelle étape dans l'histoire du club a impulsé l'utilisation de la data en matière de recrutement. Une façon peu commune de travailler, surtout car la direction des Violets n'utilise que ce système pour dénicher ses futurs joueurs. Branco van den Boomen, Stijn Spierings, Brecht Dejaegere, Rhys Healey... Autant de profils qui ont explosé une fois arrivés chez les Violets. Pour L'Équipe, le président Damien Comolli a détaillé le processus de décision en matière de recrutement.
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"On ne va jamais sur place, c'est du temps et de l'argent de perdus"
"Une fois qu'on a décidé du poste où nous avons un besoin, les ingénieurs et les recruteurs établissent une liste et viennent me voir. Je parle ensuite avec mes associés à RedBird, je leur explique nos priorités, le budget, le salaire... et nous prenons une décision. Nous sommes trois pour prendre ces décisions purement sportives. Ce sont des processus de décision très courts. Et on ne sort jamais du budget. Nos recruteurs optimisent ce que l'on fait. Ils observent le joueur avec des caractéristiques bien claires sur dix matchs. C'est très précis car sur ces matchs, on a besoin de confirmer des éléments qu'on a détectés avec la data. Suivant les postes, les recruteurs ont des questionnaires auxquels ils doivent répondre. Sur les postes offensifs, on a très peu besoin des recruteurs, même si on le fait. Mais plus on recule sur les postes, plus l'oeil humain est important. Par contre, on ne va jamais sur place, c'est du temps et de l'argent de perdus. On ne va sur place qu'une fois le profil validé, pour rencontrer le joueur, son environnement, sa famille...", a détaillé l'ancien dirigeant de l'ASSE.
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D'une autre manière, les joueurs prêtés (Bangré, Sanna, Skytta, Begraoui, Flemmings, Rapnouil, Serber, actuellement) sont aussi scrutés de près. "On essaye déjà de les mettre dans des pays dans lesquels on a accès à la data. On a 70 pays disponibles pour récupérer la data sur leurs matchs. On utilise aussi les données physiques fournies par les clubs. Puis, avant de faire le choix du prêt, on identifie une équipe qui correspond à ce que l'on cherche dans le développement du joueur. Si on a un jeune défenseur, que l'on met dans une équipe ultra-dominatrice, il va peu défendre, et donc moins performer sur l'aspect que l'on souhaite. Ce sont des éléments déterminés par nos analystes, notre staff et notre cellule", a abondé Comolli. Quasiment maintenu pour son retour dans l'élite, le TFC veut continuer à grandir en restant fidèle à sa façon originale de procéder.
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— beIN SPORTS (@beinsports_FR) August 22, 2020
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? Avec un focus sur la data et les statistiques !
? "Il était inenvisageable pour moi d'avoir un autre discours qu'un discours ambitieux"#beINLigue2 pic.twitter.com/RmF8LH2FrU