La saison dernière, l'atmosphère à Nîmes Olympique était assez houleuse, notamment en dehors du terrain, en raison du conflit entre la direction et les supporters. Depuis plusieurs mois, le dialogue est quasiment rompu entre les parties. D'une part, Rani Assaf estime que les ultras nîmois se sont radicalisés, d'autre part, le public gardois ne comprend pas la décision, considérée comme arbitraire et disproportionnée, de fermer la tribune populaire des Costières. Le président se justifiait en mettant en cause l'utilisation des fumigènes pendant les matchs.
Ce lundi 20 juin, il était l'heure de la reprise pour le groupe nîmois, avec cinq recrues présentes. Ainsi, en conférence de presse, Nicolas Benezet, qui est revenu dans son club formateur, s'est exprimé sur ce sujet houleux : si je suis désigné capitaine, j'essayerai de parler avec le président et les supporters pour trouver un terrain d'entente. Je ne suis pas venue ici pour jouer devant 2000 personnes", relaye le journaliste Colin Delprat sur Twitter. L'ailier de 31 ans est une des premières personnes, au sein du club, à prendre position de cette manière concernant ce conflit. L'ancien caennais, passé par la MLS, souhaite jouer un rôle important dans la saison nîmoise. Reste à voir s'il sera, d'abord entendu, puis écouté, par le président Rani Assaf, lui qui parlait des ultras comme des "cancers pour le club" il y a quelques semaines.
Ligue 2 : A quoi ressemblera Nîmes Olympique version 2022-2023 ? (ouest-france.fr)