Invité à s'exprimer sur les récentes tensions qui secouent le vestiaire tricolore à l'approche du Mondial, Didier Deschamps a livré son regard sur la gestion des droits à l'image en équipe de France. Sans langue de bois, le sélectionneur national a pointé du doigt les dérives de certaines campagnes marketing, tout en appelant ses joueurs et les partenaires financiers à trouver un équilibre raisonnable.
Le technicien basque a décidé de sortir du bois pour éteindre un début d'incendie au sein de son groupe. Alors que l'équipe de France s'apprête à s'envoler pour les États-Unis, le vestiaire a été perturbé par le mécontentement de plusieurs cadres, menés par Kylian Mbappé et Rayan Cherki, agacés de voir leur image associée à un opérateur de paris sportifs lors d'une campagne publicitaire de la FFF. Face à cette situation inconfortable, Didier Deschamps a rappelé qu'il veillait au grain pour que le marketing n'empiète pas sur la sérénité sportive de ses troupes.
"Moi, je ne suis pas là-dedans. Il y a toujours eu des discussions. Les fédérations ne sont pas les employeurs des joueurs donc ils ont des droits d'image. Il y a des chartes. On fait en sorte que ça se passe du mieux possible à chaque fois, mais il peut y avoir des excès, que ce soit à travers les campagnes de publicité, le marketing aujourd'hui, c'est souvent pour accrocher l'oeil, mais ce n'est peut-être pas toujours en accord avec le sportif."
Un appel au juste milieu pour éviter le point de rupture
Cette mise au point du patron des Bleus met en lumière la frontière de plus en plus mince entre les obligations commerciales de la Fédération et les valeurs éthiques défendues par les internationaux français. Tout en se montrant compréhensif vis-à-vis des enjeux économiques cruciaux pour l'instance du football français, le coach tricolore a posé des limites claires quant aux sollicitations subies par ses joueurs lors des rassemblements à Clairefontaine.
"Je peux être alerté sur certaines idées de certains partenaires. Il y a des trucs que je veux bien comprendre et d'autres non, il ne faut pas exagérer quand même. Mais bon, ils ont des droits, ils donnent des sommes très importantes. Il faut trouver le juste milieu, sans que ça devienne un problème insurmontable."